La planète tourne... encore. Ceci est une bonne nouvelle en soi. Mais voilà, elle se porte plutôt mal, très mal. Vous avez du remarquer depuis quelques temps de fortes chaleurs en été, de gros coups de vents un peu tout au long de l'année, des évènements climatiques inhabituels (neiges précoces, douceurs exceptionnelles en plein hiver, innondations...). Dans tous les médias, on vous parle souvent d'un "record". Record de chaleur, vitesses record de vents, record de mort après une innondation... Tristes records, qui sont autant de messages que la Terre nous envoie pour nous dire qu'elle souffre, qu'elle agonise. C'est un constat qui saute aux yeux, et dont nous sommes, malheureusement, les principaux responsables.
De ce constat est né ce projet. Un projet environnemental effectué en lien avec une école et un collège auvergnat. La nouvelle génération qui arrive, celle qui n'est en rien responsable de cet état des lieux mais qui en subira pleinement les conséquences, doit être sensibilisé à la protection de l'environnement, l'enjeu majeur de nos vies à tous pour les prochaines années. Ainsi, avec pour alibi un outil cent pour cent écologique, le vélo, un long travail sur le thème des déchets de bord de route va s'effectuer durant l'année scolaire 2006/2007. Les élèves de l'école primaire de Blesle, tout comme ceux du collège Albert Camus, vont analyser différents types de déchets que nous trouvons couremment abandonnés sur le bord de route par un homobipède irrespectueux de l'avenir de leurs enfants. Chaque élève devra, à sa manière, raconter l'histoire d'un déchet en particulier, de sa fabrication à sa digestion mortelle par la nature.
La finalité de ce projet est une randonnée cyclopédique de sept jours sur le magnifique plateau du Cézallier, situé à cheval sur le département du Cantal et celui du Puy-de-Dôme. Cette randonnée sera effectuée par David Génestal, écrivain voyageur, et moi même, Julien Leblay, Assistant d'Education au collège Albert Camus et également écrivain voyageur. Les élèves du collège Albert Camus nous rejoindront le temps d'une journée pour parcourir une trentaine de kilomètres à vélo, alors que les écoliers de Blesle suivront cette randonnée sur ce site.
C'est le plateau du Cézallier qui a été choisi comme terrain de jeu. Le choix n'apparaitra pas logique pour ceux qui le connaissent. Ce plateau comprend environ 6 habitants par kilomètre carré, mais la densité peut atteindre 2,5 habitants par kilomètre carré au coeur du plateau. Une région que l'on peut qualifier de désertique, sauvage, naturelle où les herbages volcaniques s'épendent à perte de vue et où les vaches sont les reines. Et c'est justement pour tout cela que ce plateau a été choisi. L'idée est de montrer que même dans ces lieux dits désetiques, sauvages, naturels, l'homme marque de son empreinte mortelle ces endroits que l'on croit encore préservé.
Des déchets, nous ne pensons pas en rapporter des centaines de kilos. Seulement quelques-uns. Quelques kilos de trop, qui nous ferons de plus en plus suer à porter à mesure de l'avancée du voyage, telle notre belle planète subissant la lourdeur de la pollution humaine augmentant au rythme de ses avancées tehcnologiques, industrielles... Espérons juste que cette dernière pourra, comme nous, se remettre pleinement de cet exercice, de se délester un jour de ce surplus pondéral quelle traine depuis peu et qui pourrait l'entraîner dans une chute mortelle. L'espoir fait vivre. Participons-y pleinement.